Un atelier de formation consacré à la prévision des rendements agricoles à l’aide du modèle CGMS-WOFOST s’est ouvert le lundi 15 décembre au Centre National de Calcul de Côte d’Ivoire – CNCCI, sur le site du PSI de Bingerville. Organisée du 15 au 19 décembre 2025, cette session vise à renforcer les capacités nationales en matière de modélisation agricole, dans un contexte marqué par les effets croissants du changement climatique.
La cérémonie d’ouverture s’est déroulée sous la présidence du Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique – CI, en présence du Professeur Édouard Kouassi, directeur du WASCAL, du Professeur Kouassi Benjamin, directeur du CNCCI, et de Blé Patrick, représentant de la SODEXAM, partenaires clés de cette initiative.
Représentant le ministère et la Direction générale de la recherche et de l’innovation, Bamba Aboudramane, Directeur de la Recherche, a souligné l’importance stratégique de cette formation.
« 𝙄𝙡 𝙨’𝙖𝙜𝙞𝙩 𝙙𝙚 𝙛𝙤𝙧𝙢𝙚𝙧 𝙡𝙚𝙨 𝙖𝙥𝙥𝙧𝙚𝙣𝙖𝙣𝙩𝙨 𝙖̀ 𝙡’𝙪𝙩𝙞𝙡𝙞𝙨𝙖𝙩𝙞𝙤𝙣 𝙙𝙪 𝙢𝙤𝙙𝙚̀𝙡𝙚 𝘾𝙂𝙈𝙎-𝙒𝙊𝙁𝙊𝙎𝙏, 𝙪𝙣 𝙤𝙪𝙩𝙞𝙡 𝙙𝙚 𝙥𝙧𝙚́𝙫𝙞𝙨𝙞𝙤𝙣 𝙙𝙚𝙨 𝙧𝙚𝙣𝙙𝙚𝙢𝙚𝙣𝙩𝙨 𝙖𝙜𝙧𝙞𝙘𝙤𝙡𝙚𝙨 𝙦𝙪𝙞 𝙖 𝙙𝙚́𝙟𝙖̀ 𝙛𝙖𝙞𝙩 𝙨𝙚𝙨 𝙥𝙧𝙚𝙪𝙫𝙚𝙨, 𝙣𝙤𝙩𝙖𝙢𝙢𝙚𝙣𝙩 𝙖𝙪 𝙈𝙖𝙧𝙤𝙘. 𝙁𝙖𝙘𝙚 𝙖̀ 𝙡𝙖 𝙥𝙚𝙧𝙩𝙪𝙧𝙗𝙖𝙩𝙞𝙤𝙣 𝙙𝙚𝙨 𝙨𝙖𝙞𝙨𝙤𝙣𝙨 𝙚𝙩 𝙖̀ 𝙡𝙖 𝙥𝙚𝙧𝙩𝙚 𝙙𝙚𝙨 𝙧𝙚𝙥𝙚̀𝙧𝙚𝙨 𝙩𝙧𝙖𝙙𝙞𝙩𝙞𝙤𝙣𝙣𝙚𝙡𝙨 𝙙𝙚𝙨 𝙖𝙜𝙧𝙞𝙘𝙪𝙡𝙩𝙚𝙪𝙧𝙨, 𝙘𝙚 𝙢𝙤𝙙𝙚̀𝙡𝙚 𝙥𝙚𝙧𝙢𝙚𝙩𝙩𝙧𝙖 𝙙𝙚 𝙢𝙞𝙚𝙪𝙭 𝙤𝙧𝙞𝙚𝙣𝙩𝙚𝙧 𝙡𝙚𝙨 𝙘𝙝𝙤𝙞𝙭 𝙖𝙜𝙧𝙞𝙘𝙤𝙡𝙚𝙨 𝙚𝙩 𝙙’𝙖𝙢𝙚́𝙡𝙞𝙤𝙧𝙚𝙧 𝙡𝙚𝙨 𝙧𝙚𝙣𝙙𝙚𝙢𝙚𝙣𝙩𝙨. », a-t-il expliqué.
Le CGMS-WOFOST est un système de suivi de la croissance des cultures qui combine données climatiques, pédologiques et agronomiques afin de simuler le développement des cultures et d’anticiper les rendements. Son adoption en Côte d’Ivoire répond à une lacune majeure : l’absence d’un système opérationnel intégré de prévision agricole, les estimations reposant encore largement sur des enquêtes de terrain post-récolte.
Pendant cinq jours, la formation est animée par Meriem Alaouri, cheffe du Centre national du climat à la Direction générale de la météorologie du Maroc, et Wandan Eboua Narcisse, enseignant-chercheur à l’INP-HB et expert en modélisation agronomique.
« 𝙇𝙚 𝘾𝙂𝙈𝙎 𝙚𝙨𝙩 𝙪𝙣 𝙨𝙮𝙨𝙩𝙚̀𝙢𝙚 𝙦𝙪𝙞 𝙞𝙣𝙩𝙚̀𝙜𝙧𝙚 𝙡’𝙞𝙣𝙛𝙤𝙧𝙢𝙖𝙩𝙞𝙤𝙣 𝙢𝙚́𝙩𝙚́𝙤𝙧𝙤𝙡𝙤𝙜𝙞𝙦𝙪𝙚 𝙚𝙩 𝙖𝙜𝙧𝙞𝙘𝙤𝙡𝙚 𝙥𝙤𝙪𝙧 𝙢𝙤𝙙𝙚́𝙡𝙞𝙨𝙚𝙧 𝙡𝙖 𝙘𝙧𝙤𝙞𝙨𝙨𝙖𝙣𝙘𝙚 𝙙𝙚𝙨 𝙘𝙪𝙡𝙩𝙪𝙧𝙚𝙨 𝙚𝙩 𝙥𝙧𝙚́𝙫𝙤𝙞𝙧 𝙡𝙚𝙨 𝙧𝙚𝙣𝙙𝙚𝙢𝙚𝙣𝙩𝙨. 𝘼𝙪 𝙈𝙖𝙧𝙤𝙘, 𝙣𝙤𝙪𝙨 𝙖𝙫𝙤𝙣𝙨 𝙖𝙙𝙖𝙥𝙩𝙚́ 𝙘𝙚 𝙢𝙤𝙙𝙚̀𝙡𝙚 𝙚𝙪𝙧𝙤𝙥𝙚́𝙚𝙣 𝙖̀ 𝙣𝙤𝙩𝙧𝙚 𝙘𝙤𝙣𝙩𝙚𝙭𝙩𝙚 𝙣𝙖𝙩𝙞𝙤𝙣𝙖𝙡. 𝙇’𝙤𝙗𝙟𝙚𝙘𝙩𝙞𝙛 𝙞𝙘𝙞 𝙚𝙨𝙩 𝙙𝙚 𝙥𝙖𝙧𝙩𝙖𝙜𝙚𝙧 𝙘𝙚𝙩𝙩𝙚 𝙚𝙭𝙥𝙚́𝙧𝙞𝙚𝙣𝙘𝙚 𝙚𝙩 𝙙𝙚 𝙢𝙤𝙣𝙩𝙧𝙚𝙧 𝙘𝙤𝙢𝙢𝙚𝙣𝙩 𝙡’𝙞𝙢𝙥𝙡𝙚́𝙢𝙚𝙣𝙩𝙚𝙧 𝙚𝙣 𝘾𝙤̂𝙩𝙚 𝙙’𝙄𝙫𝙤𝙞𝙧𝙚. », a indiqué Meriem Alaouri.
Du côté des participants, l’intérêt est manifeste. Ette Kassi, ingénieur en agro-météorologie à la SODEXAM, estime que cette formation permettra une meilleure appropriation des outils de prévision et l’ajustement de la diffusion des informations vers le monde agricole.
Au-delà de l’atelier, l’ambition est claire : jeter les bases d’un Système national de prévision des rendements agricoles (SNAP-CI), reposant sur une collaboration entre la SODEXAM, le CNCCI et le CNRA. Un dispositif appelé à devenir un levier majeur pour la sécurité alimentaire, la planification agricole et la résilience climatique de la Côte d’Ivoire.

